Crayon H.B.

Le blog journal du collège Henri Boudon

Sexisme et homophobie: liés ou pas? 15 janvier 2013

Filed under: Actualités — rachelvlana @ 13:03
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Comme nous le savons, plusieurs manifestations ont eu lieu un peu partout en France pour accorder le mariage aux homosexuels. Mais pourquoi ces personnes voudraient-elles pouvoir se marier alors que maintenant, il existe le Pacs qui est même de plus en plus utilisé autant par les homosexuels que par les hétérosexuels ?

C’est parce que les homosexuels ne réclament pas le mariage pour eux, mais pour TOUS, afin de réduire encore les inégalités entre eux et les hétérosexuels. C’est lors d’une discussion de Bertrand Delanoë avec un journaliste que le maire de Paris a affirmé « Je veux aider cet immense progrès de société que va être l’égalité du droit au mariage » (La Matinale de Canal+ du 10/12/2012) .

Pourtant abolir toutes les inégalités entre homosexuels et hétérosexuels pourra-t-il supprimer toute homophobie? Peut-être pas, car la discrimination des homosexuels n’est sans doute qu’une branche dérivée du sexisme. Les discriminations sexistes qui font de la femme un être humain inférieur entrainent une certaine exclusion des gays, considérés comme des hommes se comportant en femmes, donc en individus inférieurs, et des lesbiennes se comportant en hommes, donc un peu « ridicules ». Chaque sexe se voit attribuer des qualités et des défauts que font circuler largement les médias, la publicité, certains livres, les phrases toutes faites et des préjugés bien enracinés.

Le sexisme organise la domination des hommes sur les femmes :

Pour trouver un emploi, une femme aura  beau être plus compétente que l’homme, elle ne sera pas forcèment embauchée. Cette discrimination peut être présente même dans le CV, avec l’emploi du madame ou du mademoiselle. Pourquoi se permet-on de demander à une femme si elle est mariée ou pas ? Cela porte atteinte à sa vie privée. On ne pose pas cette question à un homme. Pourquoi ? Parce que, généralement, si une dame a des enfants, ou peut en avoir plus tard, l’employeur s’attend à ce qu’elle s’en occupe, elle et non son mari. C’est pourquoi l’employeur  prendra plutôt  le « monsieur ». 

Ainsi, selon l’Insee, en 2007, 1 505 000 femmes sont cadres ou ont des professions intellectuelles supérieures, contre 2 494 000 hommes, alors qu’elles sont 23%  a avoir un diplôme supérieur contre 18% des hommes. Elles se retrouvent souvent dans des métiers d’employés: 5 885 000 contre 1 739 000 hommes. Les hommes accèdent donc plus souvent à des plus hauts postes. Cet écart se retrouve aussi dans la vie politique puisque en 2009, elles ne sont que 18,6% présentes au parlement français en 2009 et seulement 13,8% sont maires. Il est clair que dans notre société ce sont les hommes  qui ont accès aux postes de responsabilité (notaire, chef d’entreprise, ingénieur…). Cependant, ces dernières années ce « plafond » s’est élevé et de plus en plus de femmes, avec travail et détermination, reussissent à accéder  à ces postes.

On le retrouve dans le vocabulaire. Avant, les mots docteur,  président, chirurgien,  juge, politicien… n’avaient pas de féminin. Maintenant on peut entendre et écrire : doctoresse, présidente, chirurgienne, la juge,  politicienne… Mais les femmes n’ont pas attendu 2012 pour se faire entendre,   Olympe de Gouges le  démontre: 

« La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune »
(Article X de la Déclaration des droits des femmes et des citoyennes, 1791)

L’homophobie organise le rejet des personnes  non conformes aux normes :

Partons d’un exemple vécu et courant à l’école primaire : un garçon, mettons Antoine, se voit rejeté par tous les autres garçons et s’entend dire « tu n’es qu’une gonz.. » « retourne jouer avec tes poupées » « sale meuf » « tu sers à rien ». Ces autres garçons, souvent en bande, renforcent probablement ainsi leur sentiment de virilité et se proclament les « VRAIS hommes » en excluant le faible. Mais Antoine ne sera pas non plus accepté dans le groupe des « VRAIES filles » qui seraient ravies de jouer avec un « VRAI homme » mais pas forcèment avec « une chaussette molle » comme elles disent. En l’occurrence, Antoine n’est rien mais c’est lui qui permet aux autres de se définir en tant qu’homme ou femme. Au collège ou au lycée cette discrimination peut créer chez  Antoine un malaise constant ou très rarement cela pourrait le conduire au suicide.

Rachelvlana

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Barbie : 50 ans et aucune ride… 6 janvier 2013

Filed under: Actualités — Hemma @ 16:08
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Posez-vous cette question :  «  Si Barbie avait été brune, petite avec quelques kilos en trop, se serait-elle aussi bien vendue ? » . Bien sûr que non voyons, Barbie répond seulement aux « diktats » masculins de la beauté. Ce ne serait pas si grave, si la célèbre poupée n’avait pas des mensurations démesurées. Une étude a été effectuée et a prouvé que si Barbie existait, elle ne tiendrait pas debout: ses jambes sont immenses quand on les compare à son buste. « Rien n’est proportionnel » comme le dit un scientifique.

Mais certaines personnes ne l’entendent pas de cette manière et font de Barbie un modèle :

Voilà un exemple, cela peut vraiment aller très loin. Cette femme a tout changé pour ressembler à son idole… qui est au passage une poupée en plastique. Mais elle n’est pas la seule , plein d’autre jeunes filles s’y mettent, on appelle ça le « syndrome Barbie ».

Et rappelons-nous que Barbie est vendue à des petites filles, qui sont en pleine construction morale et physique. La société leur impose cette image de la femme «parfaite», dès leur plus jeune âge.

Mais cette image de la « femme parfaite » a des conséquences, l’une d’elle porte même un nom : l’anorexie. Cette maladie touche le plus souvent les adolescentes, à qui on impose, sans forcément le vouloir, ces images de filles sans aucun défaut physique. Les adolescentes développent alors de gros complexes sur leur poids qui n’ont pas lieu d’être. Alors ces jeunes filles commencent par faire un régime, puis ont l’impression que cela ne fonctionne pas, alors découvrent que se faire vomir est beaucoup plus efficace. Puis cette technique devient vite addictive et les poussent à recommencer plusieurs fois dans la journée, elles se dégouttent petit à petit de la nourriture jusqu’à ne plus rien avaler. Cette maladie peut être fatale.

Cette société où « femme ronde » veut obligatoirement dire « femme moche » pousse de magnifiques jeunes filles a mettre fin à leur vie!

 

Hemma

 

Sondages et témoignages sur le sexisme en collège 5 décembre 2012

Filed under: Actualités — Chloé @ 18:16
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Nous avons eu de nombreux témoignages sur le sexisme chez les ados. Certains sont vraiment choquants et osés. Ces «insultes» se font de plus en plus tôt dans la population française. Quelques exemples…

Lana, une jeune adolescente Parisienne, se baladait à vélo. Un homme l’interpelle, l’adolescente, pensant qu’il avait besoin d’une information, s’arrête mais l’homme lui crie : «la pipe à 30 € ?» devant tous les passants. La jeune fille est restée choquée.

Dans le cas de Sonia , ils étaient deux. Elle discutait, assise sur un banc avec une amie, les jambes croisées sous sa jupe. Des hommes en voiture s’arrêtent net devant elles, et crient dans la rue : «Et si tu écartais les cuisses, qu’on se rince l’œil!». Mais tout le monde dira  que toutes les jolies filles ont déjà eu affaire à ce genre de «lourdingues».

Témoignages, pas toujours de victimes :

«Au collège, entre garçons, on s’amuse souvent à insulter une fille» reconnaît Thomas, un collégien.

Témoignages de victimes :

«Dans l’escalier, les filles doivent aller derrière les garçons, car si elles sont devant elles se font toucher les fesses ou les garçons leur décrochent leur soutien gorge !!» a témoigné Tara, 13 ans, élève dans l’Eure.

Ces jeunes filles se défendent autant qu’elles peuvent, mais elles préfèrent dire que ce sont des moqueries entre camarades de classe, ce qu’elles trouvent normal.

«La plupart des jeunes affirment pouvoir faire la différence entre le jeu et l’agression, mais toucher une épaule ou une main n’est pas pareil que toucher des fesses», affirme Nathalie Lecordier, directrice du centre d’information sur les droits des femmes et des familles de Rouen.

«Sur le coup, les filles ne disent rien, mais on les retrouve trois mois après en pleurs car les injures sont montées d’un cran. Les con***** et débiles d’hier sont passées aux injures plus blessantes et plus insultantes comme chienne, vieille p**** … » déclare Céline, en poste dans un collège d’Angers.

«On se traite souvent de sa**** ou de p’tite p**** entre copines. Mais c’est pour rigoler, c’est presque comme si c’était un autre mot, pas la vraie insulte.» raconte Lila, 17 ans.

Pour les adolescents, s’insulter à longueur de journée, que ce soit avec des insultes plus osées que d’autres, est devenu une réelle habitude. Mais celles-ci sont toujours blessantes pour certain(es).

«Les jeunes emploient les termes de sa**** ou chienne sans savoir à quoi ils renvoient. Or, lorsqu’on emploie le langage de façon imprécise, cela signifie que l’on a du mal à penser le monde. Le risque est de ne plus recourir aux mots, et de passer à l’acte.» a affirmé la philosophe Michela Marzano. Le langage vient en premier de l’éducation : «Les parents eux-mêmes se parlent mal», note le psychanalyste Didier Lauru.

Nous avons fait un sondage sur quelques personnes allant de 10 à 14 ans. Mais nous nous sommes vite aperçu que même sur peu de personnes, les résultats ont été flagrants et inattendus.

Personnes contre l’égalité hommes-femmes : 50%

Personnes pour l’égalité hommes-femmes : 44%

Personnes sans avis concernant ce sujet : 6%

Par contre un garçon s’il est tout seul vous présentera son véritable avis personnel, en revanche, en groupe, il détournera la question en lançant une provocation plus ou moins vulgaire ou des blagues vaseuses. Ils n’osent pas montrer leur propre avis,de peur de passer pour «une tapette» comme ils le disent si souvent.

Chloé